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Par David Heacock
Alors que l’attention publique sur l’environnement s’est récemment portée sur l’accélération du changement climatique mondial, une question importante et étroitement liée est la qualité de l’air. Le changement climatique et la pollution de l’air partagent de nombreuses causes, la dépendance aux combustibles fossiles pour l’énergie et le transport étant un contributeur majeur aux deux. Et ces deux phénomènes s’influencent mutuellement et se renforcer mutuellement: des événements liés au climat, comme les feux de forêt, peuvent augmenter le volume de polluants atmosphériques, y compris les particules, tandis que l’émission de polluants comme l’ozone augmente la capacité de l’atmosphère à retenir la chaleur.
La qualité de l’air est un enjeu important pour l’environnement et la santé humaine. Dans l’environnement, la pollution de l’air affecte négativement la qualité des sols et de l’eau par le smog et les pluies acides, nuisant aux animaux et aux végétaux. Ces effets peuvent avoir des conséquences pour les humains en perturbant les rendements agricoles et d’autres sources de nourriture, mais la pollution atmosphérique a aussi des effets directs sur la santé humaine. Des concentrations élevées de polluants tels que les particules en suspension, le monoxyde de carbone et les oxydes d’azote peuvent contribuer à des risques pour la santé comme l’asthme, l’emphysème et les maladies cardiovasculaires.
Heureusement, alors que l’effet du changement climatique demeure une tendance inquiétante pour la qualité de l’air, données de l’Agence de protection de l’environnement montre que la concentration des polluants atmosphériques a fortement diminué au cours des dernières décennies. Une grande partie de ce déclin s’explique par des réglementations antipollution plus strictes instaurées notamment avec l’adoption du Loi sur la qualité de l’air (Clean Air Act) dans les années 1970 et modifiée dans les années 1990. Cette législation a introduit des restrictions sur la pollution de l’air provenant de sources majeures comme l’industrie, la production d’énergie et les véhicules. Depuis, la concentration des principaux polluants a fortement diminué et, en 2013, la concentration de chaque polluant suivi par l’EPA est descendue sous les niveaux établis par les Normes nationales de qualité de l’air ambiant pour la première fois.

Des éléments récents suggèrent que les fermetures liées à la COVID‑19 en 2020 ont aussi eu un effet positif, mais de courte durée, sur la qualité de l’air. Lorsque de larges pans de la vie économique et sociale se sont arrêtés au début de la pandémie, les principales sources de pollution comme la production industrielle et l’utilisation des véhicules ont fortement diminué. Cela a entraîné une réduction temporaire des émissions polluantes dans l’atmosphère. Un récent rapport de l’ONU estimé que les concentrations de matière particulaire ont chuté jusqu’à 40 % dans certaines régions du monde, bien qu’une grande partie du bénéfice ait été annulée par des événements météorologiques extrêmes comme les tempêtes de poussière et les feux de forêt plus tard dans l’année.
Les données américaines confirment également qu’il y a eu d’importants changements de qualité de l’air dans de nombreuses régions du pays durant la première année de la pandémie de COVID‑19. Les villes où la circulation routière et l’activité industrielle ont diminué ont connu des niveaux de pollution plus faibles. Par conséquent, de nombreuses villes ont observé une amélioration de la qualité de l’air, tant au niveau de l’indice de qualité de l’air (AQI) — une évaluation globale des niveaux de pollution atmosphérique — que du nombre de jours ayant une bonne qualité de l’air selon les mesures de l’AQI.
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Pour déterminer les endroits ayant connu la plus grande amélioration de la qualité de l’air pendant la COVID‑19, des chercheurs de Filterbuy ont utilisé des données de l’Agence de protection de l’environnement des États‑Unis (EPA) pour calculer la variation en pourcentage de l’AQI médian entre 2019 et 2020. Les lieux ayant la plus forte diminution de l’AQI médian ont été classés en haut. En cas d’égalité, l’AQI médian pour 2020 puis pour 2019 ont été utilisés, les valeurs les plus basses étant mieux classées. Les chercheurs ont également calculé le pourcentage de jours par année où la qualité de l’air était considérée comme bonne, défini par un AQI inférieur à 50.
Voici les villes ayant connu la plus grande amélioration de la qualité de l’air en 2020.


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Les données utilisées dans cette analyse proviennent de l’Agence de protection de l’environnement des États‑Unis Air Data. Pour déterminer les endroits ayant la plus grande amélioration de la qualité de l’air pendant la COVID, les chercheuses et chercheurs ont calculé la variation en pourcentage de l’IQA médian entre 2019 et 2020. Les localités présentant la plus forte diminution de l’IQA médian ont été classées plus haut. En cas d’égalité, l’IQA médian pour 2020 et 2019 a été utilisé, les valeurs les plus faibles étant classées plus haut. Les chercheuses et chercheurs ont aussi calculé le pourcentage de jours chaque année où la qualité de l’air était considérée comme bonne, définie par un IQA inférieur à 50.
Pour améliorer la pertinence, seules les zones métropolitaines comptant au moins 100 000 habitants ont été incluses. De plus, les métros ont été regroupés en cohortes selon la taille de la population : petite (100 000–349 999), moyenne (350 000–999 999) et grande (1 000 000 ou plus).