Aperçu de l’asthme – Reprendre le contrôle de cette maladie chronique aujourd’hui
L’asthme est un problème de santé sérieux qui touche des millions de personnes dans le monde. Bien qu’il n’existe pas de cure, cette affection peut être efficacement contrôlée grâce à la médecine moderne et à quelques changements de mode de vie clés.
Qu’est‑ce que l’asthme?

Selon la Mayo Clinic, l’asthme est une affection où vos voies respiratoires se rétrécissent, s’enflamment et produisent un excès de mucus. La combinaison d’un rétrécissement des voies respiratoires dans l’ensemble des poumons et d’une production accrue de mucus rend la respiration laborieuse et peut entraîner une incapacité dangereuse à expulser efficacement le dioxyde de carbone accumulé dans le corps. L’asthme est parfois appelé « maladie des voies respiratoires réactives » parce que son déclenchement est souvent lié à un facteur externe. L’asthme n’est pas guérissable, mais il peut être contrôlé en suivant quelques étapes clés. Bien que les patients doivent consulter un professionnel de la santé avant toute auto‑diagnostic, certains symptômes de base indiquent l’asthme chez la majorité des personnes.
Quels sont les symptômes généraux de l’asthme?
Les personnes asthmatiques rappellent que tous les cas d’asthme ne sont pas identiques. Certains présentent des sifflements légers et peu fréquents en présence d’irritants, tandis que d’autres doivent fournir beaucoup d’efforts pour gérer des formes plus sévères. Quelle que soit la gravité, les cinq symptômes fondamentaux suivants révèlent généralement un diagnostic d’asthme:
- Essoufflement : Ce symptôme est subjectif, mais chacun sait ce qu’est l’essoufflement. S’il survient à des moments aléatoires de la journée, c’est souvent un indicateur d’asthme.
- Douleurs thoraciques : Une sensation générale de constriction ou une douleur aiguë au thorax est un symptôme d’asthme qui ne doit jamais être ignoré.
- Sifflements et toux : Les parents doivent écouter attentivement les signes de sifflements chez les enfants, car c’est souvent un indicateur d’asthme. Les adultes qui sifflent ou toussent après un exercice léger à modéré devraient aussi considérer cela comme un symptôme.
- Troubles du sommeil : Les personnes de tout âge qui toussent ou sifflent au point de perturber leur sommeil devraient consulter un professionnel. Cela nuit non seulement au bien‑être, mais peut causer des problèmes de rendement au travail ou à l’école et mener à d’autres problèmes de santé.
- Les rhumes aggravent la respiration : Les personnes asthmatiques ressentent souvent l’impact respiratoire d’un rhume ou d’une grippe de façon plus marquée que celles qui n’en souffrent pas. Si la toux ou les sifflements sont plus sévères et persistent anormalement longtemps, cela peut indiquer de l’asthme.
Qu’est‑ce qui déclenche l’asthme?
Pour la plupart des gens, l’asthme est déclenché par l’un des trois principaux facteurs suivants:
Le premier est l’exercice ou l’effort physique général. Si une personne ressent une constriction thoracique, de l’essoufflement ou des sifflements après la période de récupération d’un entraînement, cela peut indiquer de l’asthme. Les personnes vivant dans des climats froids et secs peuvent ressentir cela plus intensément, car le manque d’humidité dans l’air froid aggrave les symptômes. Des épisodes prolongés de toux après un jogging, une baignade ou une période d’exercice peuvent être révélateurs. Il n’est pas normal pour la plupart des gens de tousser excessivement après l’effort.
Le deuxième déclencheur général d’asthme tourne autour des irritants professionnels. L’exposition répétée à divers irritants peut nuire à la capacité de gérer les symptômes asthmatiques. Poussière, fumées chimiques, gaz et diverses substances d’origine naturelle peuvent provoquer des difficultés respiratoires, des douleurs thoraciques et d’autres symptômes. Ce déclencheur est parfois plus difficile à maîtriser, car l’environnement de travail n’est pas toujours contrôlable. Les patients peuvent discuter avec leur employeur d’une modification des tâches ou d’un changement d’emplacement si les déclencheurs persistent.
- Avoir une allergie préexistante, comme l’eczéma, le rhume des foins ou une allergie alimentaire
- Être en surpoids
- Être fumeur ou exposé fréquemment à la fumée secondaire
- Avoir un ou plusieurs parents ayant souffert d’asthme
- Être exposé à des irritants professionnels comme sur un chantier de construction ou dans une usine
- Avoir une mère qui a fumé pendant la grossesse
- Être d’ascendance mixte ou d’une ethnicité non caucasienne présente un risque statistiquement plus élevé d’asthme
L’asthme est souvent déclenché par une combinaison de ces facteurs et peut être ensuite aggravé par une maladie générale, la température extérieure et le niveau d’activité physique.
Quels sont les dangers de ne pas traiter l’asthme?
Le dernier déclencheur qui tend à aggraver les symptômes de l’asthme est les allergies générales. Les personnes allergiques à des irritants comme les squames d’animaux, le pollen, les acariens ou les blattes (oui — les excréments de blattes sont un irritant majeur pour une partie de la population) présentent un risque accru d’aggravation des symptômes. Les poussées peuvent survenir rapidement, il est donc important que les personnes asthmatiques comprennent l’environnement où elles vivent, travaillent et jouent afin de maintenir les symptômes sous contrôle.
Quels facteurs de risque augmentent les chances de développer l’asthme?
Une fois le diagnostic officiel posé par le médecin, il est vital que le patient respecte son plan de prise en charge de l’asthme en tout temps. Le non‑respect peut causer des dommages importants, et dans certains cas mener au décès si la condition n’est pas traitée correctement. Plusieurs dangers existent si l’asthme n’est pas traité, notamment:
- Interférence avec les responsabilités quotidiennes : L’asthme peut empêcher de bien dormir la nuit. Les problèmes respiratoires chroniques peuvent rendre presque impossible une bonne nuit de sommeil, et les conséquences de ce manque de sommeil se traduisent par une baisse de rendement au travail, des absences scolaires ou sociales excessives et une tendance à l’isolement due à la fatigue.
- Dommages permanents aux bronches : Les bronches peuvent subir des dommages permanents en raison d’un asthme non traité, entraînant une lente détérioration de la capacité respiratoire. C’est ce qu’on appelle le remodelage des voies respiratoires, où ces voies essentielles sont modifiées par les restrictions constantes subies par les patients asthmatiques. Cette condition est en grande partie irréversible.
- Effets secondaires liés aux médicaments : La gestion à long terme de l’asthme inclut souvent des doses continues de médicaments puissants pour maintenir les voies respiratoires dégagées. Comme pour tout médicament, il y a des effets secondaires à considérer lorsqu’on élabore un plan de traitement avec un médecin.
- Visites aux urgences : Bien que la plupart des personnes asthmatiques évitent l’hôpital lors des épisodes normaux, certains subissent des réactions agressives susceptibles de provoquer des complications mettant la vie en danger. La mort n’est pas systématique lorsqu’un patient est hospitalisé pour l’asthme, mais il est important de noter que plus de 3 400 décès liés à l’asthme sont survenus en 2010.
Avant de poser un diagnostic officiel, le médecin tentera d’abord d’écarter d’autres causes en procédant à un examen physique complet. L’objectif est d’identifier une infection respiratoire, une maladie pulmonaire, une réaction allergique ou un autre problème physique pouvant produire les mêmes symptômes que l’asthme. Le médecin effectuera généralement l’un des tests disponibles mesurant la fonction pulmonaire, notamment:
- Spirométrie : Il s’agit d’un test rapide et non invasif qui mesure la quantité d’air qu’un patient peut expirer après une profonde inspiration. La vitesse d’expiration renseigne beaucoup sur d’éventuelles restrictions des bronches.
- Test de débit de pointe : Ce test indique la force de l’expiration du patient. Cet examen simple montre si les poumons fonctionnent de façon optimale et est souvent réalisé à plusieurs reprises pour recueillir des données à long terme.
- Test au méthacholine : La méthacholine est une substance reconnue pour déclencher l’asthme et provoquer un rétrécissement des voies respiratoires lorsqu’elle est inhalée. Les médecins administrent une faible dose puis observent toute constriction indiquant un diagnostic positif.
- Radiographies et tomodensitométrie : Le médecin peut effectuer des radiographies ou des CT‑scans pour rechercher des anomalies structurelles du système respiratoire. Des maladies et infections peuvent aussi apparaître lors de ces examens et expliquer les difficultés respiratoires.
- Test de l’oxyde nitrique : Certains hôpitaux et cliniques bien équipés peuvent mesurer l’oxyde nitrique dans l’air expiré. Les personnes asthmatiques présentent souvent des niveaux élevés d’oxyde nitrique liés à l’inflammation des voies respiratoires. Tous les cabinets médicaux ne disposent pas toutefois de cet équipement.
- Tests d’allergie : Qu’il s’agisse d’un test cutané par piqûre ou d’une prise de sang, ces tests peuvent révéler des allergies au moisi, aux squames d’animaux, au pollen, et plus encore — tous des déclencheurs bien connus de l’asthme.
- Éosinophiles dans les expectorations : Les médecins peuvent réaliser ce test qui recherche des globules blancs spécifiques dans le mélange de salive et de mucus expulsé lors d’une toux vigoureuse.
- Tests à l’effort ou liés à la température : Le médecin fera effectuer une activité physique modérée au patient, puis mesurera comparativement les obstructions des voies respiratoires avant et après l’effort. L’introduction d’air froid permet de détecter des déclencheurs liés à la température.
Une fois le diagnostic posé, le médecin classera généralement les patients en quatre catégories : intermittent léger, persistant léger, persistant modéré et persistant sévère.
Après un diagnostic d’asthme, un plan de prise en charge correspondant est élaboré. Ce guide doit être suivi rigoureusement, et le patient doit être un partenaire engagé pour maintenir les symptômes à distance. Les traitements se répartissent généralement en trois grands domaines : médicaments sur ordonnance, traitements à court terme pour les poussées et changements de mode de vie; certaines options chirurgicales existent aussi. Voici les traitements couramment utilisés aujourd’hui:
- Médicaments sur ordonnance pour l’asthme : Le médecin peut prescrire un corticostéroïde inhalé pour réduire les symptômes, mais ces médicaments mettent quelques jours à plusieurs semaines à agir pleinement. Les modificateurs des leucotriènes sont prescrits par voie orale et peuvent soulager les symptômes pendant jusqu’à 24 heures; ils ont toutefois des effets secondaires documentés, d’où l’importance d’une communication régulière entre patient et médecin. Les bêta‑agonistes à longue durée d’action sont inhalés et ouvrent les voies respiratoires lors d’épisodes modérés, mais ils ont été associés à une augmentation du risque de complications graves chez certains patients. Enfin, les inhalateurs combinés contiennent à la fois un bêta‑agoniste à longue durée d’action et un corticostéroïde pour un effet maximal.
- Traitements à court terme : En plus des traitements à long terme, des solutions à court terme sont nécessaires lors d’une poussée. Les personnes qui connaissent des épisodes sporadiques mais significatifs peuvent porter un bêta‑agoniste à courte durée d’action qui réduit efficacement la constriction des voies respiratoires, facilitant grandement la respiration. Certains bénéficient aussi d’un corticostéroïde oral ou intraveineux qui atténue rapidement les symptômes.
- Traitement des allergies : Certains médecins recommandent l’immunothérapie pour contrer les effets des allergies. Cela prend souvent la forme d’injections d’allergie administrées chaque semaine ou chaque mois — parfois pendant plusieurs années. D’autres injections administrées toutes les quelques semaines aident à développer une immunité aux déclencheurs. Finalement, les antihistaminiques oraux ou en vaporisateur nasal sont faciles à utiliser et peuvent réduire efficacement les effets des allergies.
Quels remèdes de vie quotidienne ou domestiques peuvent aider à minimiser les effets de l’asthme?
L’asthme est souvent bien contrôlé grâce aux médicaments sur ordonnance, aux traitements des allergies et aux antihistaminiques en vente libre, mais plusieurs options non médicamenteuses aident aussi à réduire les poussées. Voici quelques moyens clés de minimiser les symptômes sans recourir aux médicaments:
- Nettoyer la maison : C’est une étape importante : nettoyer stores, couvertures, oreillers, draps et autres tissus aide à éliminer les acariens et la poussière domestique qui provoquent une part importante des réactions allergiques. Portez une attention particulière aux endroits où vous dormez, car respirer de l’air poussiéreux pendant des heures peut déclencher des symptômes d’asthme.
- Garder l’humidité sous contrôle : Des niveaux d’humidité appropriés aident à prévenir l’aggravation des symptômes, et la Mayo Clinic suggère que l’humidité intérieure reste entre 30 % et 50 % pour la majorité des personnes. Trop faible, la gorge devient sèche et irritée; trop élevé, bactéries, moisissures et acariens prospèrent.
- Faire fonctionner la climatisation : En faisant fonctionner la climatisation plutôt qu’en laissant les fenêtres ouvertes, l’humidité diminue généralement et moins d’irritants extérieurs entrent dans la maison. Il est important de remplacer les filtres fréquemment pour s’assurer que la poussière, le pollen, les squames et autres contaminants ne créent pas de problèmes respiratoires.
- Limiter la croissance de la moisissure : Les spores de moisissure se développent rapidement et une portion importante de la population y réagit négativement. Laissez fonctionner les ventilateurs d’extraction dans la salle de bains pendant les douches et utilisez la hotte de la cuisine pour évacuer l’humidité liée à la cuisson.
L’asthme est une maladie sérieuse qui doit être gérée correctement pour prévenir des dommages à long terme au système respiratoire. Bien que la gravité varie d’un cas à l’autre, chaque personne devrait disposer d’un plan de prise en charge prescrit par un médecin détaillant les activités et les médicaments permettant de vivre et de gérer son état. Contrôler les allergies, réduire les risques professionnels et garder l’air intérieur propre et filtré contribue grandement à maintenir les symptômes à un niveau tolérable.
Voir ci‑dessous pour d’autres ressources de qualité sur l’asthme:
https://www.asthma.com/about-asthma.html
https://www.webmd.com/asthma/default.htm
https://www.cdc.gov/asthma/
Références:
https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/asthma/basics/definition/CON-20026992
https://www.webmd.com/asthma/default.htm
https://www.lung.org/lung-disease/asthma/
https://www.medicalnewstoday.com/info/asthma/
https://www.cdc.gov/asthma/
https://www.asthma.com/about-asthma.html